La vie est précieuse

Hier soir, dans le métro en rentrant chez moi, sur la ligne orange je me suis fait un ami, un « scarabée ponctué de la vigne, pelidnota punctata » (c’est son nom). Il volait dans le wagon, les gens étaient complètement paniqués (et lui aussi sans doute) ! Quand il s’est posé par terre quelqu’un s’est approché pour l’écraser, mais j’ai été plus rapide et je l’ai ramassé avant le moment fatal. Les gens me regardaient comme si j’étais folle d’oser prendre dans ma main une bête pareille. Je leur ai dit qu’il ne fallait pas lui faire de mal, c’était un porte-bonheur. Je l’ai posé sur mon sac à dos et il s’y est accroché. J’ai changé à Snowdon, pris la ligne bleue, le scarabée cramponné à mon sac avec ses petites pattes velcro. Je suis sortie du métro et tout en marchant en direction de chez moi, je me suis mise à penser à la façon chaleureuse dont on s’était dit au revoir avec mes amis le soir-même. J’ai alors entendu un léger bzzzt et le scarabée n’était plus là, envolé vers les arbres et la liberté !
Bonne chance petit scarabée 🙂

scarabée

Anxiété et écologie

Votre anxiété est-elle liée à la menace écologique ?

anxiété et écologieNotre rapport à l’environnement joue un rôle fondamental dans l’équilibre mental humain. Aussi la destruction de l’environnement a-t-elle un impact direct notre état psychique et notre conscience. Le philosophe de l’environnement Glenn Albrecht s’intéresse au lien entre la psyché des individus et la terre, et aux sentiments et émotions qui en découlent. Il a développé le concept de solastalgia pour parler de l’anxiété liée à la menace écologique qui pèse sur la planète et affecte psychologiquement les individus. Ainsi il existe un lien étroit entre anxiété et écologie auquel nous devrions davantage nous sensibiliser.

Solastalgia signifie « être privé de l’essence même de son environnement ». Glenn Albrecht décrit un sentiment de détresse, une nostalgie permanente et un état d’impuissance causés par la disparition lente mais visible des environnements familiers des individus. Il parle aussi d’écoanxiété, d’écoparalysie et écoconfusion sans faire référence à des pathologies médicales mais à des états et des émotions qui se manifestent face à cette menace réelle alors que l’on se sent impuissant et incertain et que les dirigeants sont dans le déni, l’aveuglement ou simplement la bêtise.

Le chercheur Peter Louv parle de nature-deficit disorder pour décrire les enfants constamment branchés à leur téléphone et à leur ordinateur et qui grandissent dans un monde essentiellement virtuel, sans aucune conscience de leur habitat naturel. Comment ces enfants complètement déconnectés de la Nature pourront-ils développer la moindre empathie pour elle ?

La fuite dans le monde virtuel ne peut régler ni l’anxiété, ni sauver la planète. Les concepts de Glenn Albrecht ou de Peter Louv nous font réfléchir sur notre propre anxiété en tant qu’individu. Nous avons tendance à interpréter nos malaises comme provenant de l’intérieur de nous-mêmes, comme si nous en étions les seuls responsables. Toutes les démarches de soins mettent l’emphase sur le traitement de l’individu. S’il y a un problème psychologique, on va chercher à transformer le comportement de l’individu inadapté. S’il s’agit d’une maladie physique, comme le cancer par exemple, on estime que quelque chose ne fonctionne pas dans le corps de la personne, et on va s’occuper seulement de son corps, et toutes les ressources pour traiter le cancer par exemple sont allouées au traitement médical. Pourtant la plupart de nos souffrances, de nos difficultés, de nos maladies et de notre anxiété résultent d’une organisation sociale qui n’est pas adaptée aux êtres humains et qui détruit l’environnement. Il faudrait changer la perspective et soigner la société pour que les individus et l’environnement se portent mieux.

La solastalgia est comme une onde d’anxiété qui traverse le monde et personne n’est à l’abri. La menace est là, bien réelle et elle est réelle pour tout le monde. Alors si vous vous sentez mal, prenez conscience que vous êtes sensible à cette onde et qu’il est normal de se sentir mal dans un tel monde. Il faut bien savoir distinguer nos problèmes personnels et les problèmes du monde, et savoir aussi que nos problèmes personnels ne sont jamais personnels parce que nous sommes tous interconnectés. La guérison des problèmes du monde passe par un éveil de conscience et un passage à l’action.

Hypnose « Arrêter de fumer »

hypnose arrêter de fumerArrêter de fumer avec l’aide de votre seule volonté peut s’avérer difficile, voire impossible, si votre décision d’arrêter est ambiguë. Une partie de vous-même sur laquelle vous n’avez aucun contrôle peut vouloir continuer à fumer. La partie qui veut arrêter se retrouve donc en conflit avec cette partie qui veut continuer.

C’est là que l’hypnose peut faire toute la différence. Elle s’adresse directement à votre inconscient et lui demande de collaborer. Ainsi votre conscient et votre inconscient deviennent congruents et arrêter de fumer deviendra une réalité. Une séance d’hypnose pour arrêter de fumer se déroule comme suit :

1) L’induction
C’est la phase durant laquelle je vous amène dans un état de transe hypnotique. Je profite de cette phase pour programmer le rejet de la cigarette en m’adressant directement à vos cellules : je leur demande de se débarrasser des toxines et d’apprécier combien il est bon de s’en débarrasser. Je leur demande de réaliser à quel point elles seraient malheureuses si vous continuez à les intoxiquer et leur suggère de rejeter désormais le tabac.

2) La recherche de l’intention positive
Une fois la transe hypnotique bien établie, je propose un exercice au cours duquel vous allez chercher l’intention positive qui se cache derrière votre comportement de fumeur. Derrière le fait de fumer se cache toujours une intention positive, même si fumer au final est un comportement négatif. Quel est le besoin que vous cherchez à combler lorsque vous fumez ?

Ensuite, toujours sous hypnose, vous allez chercher de quelles autres façons vous pourriez satisfaire ce besoin. Les solutions doivent être écologiques, c’est-à-dire ne pas créer de nouveaux problèmes (comme compenser par de la nourriture et grossir) et satisfaire toutes les parties de vous-même qui s’opposeraient au projet d’arrêter de fumer.

3) La visualisation de l’objectif
On termine la séance par une visualisation de votre objectif réalisé, c’est-à-dire que vous allez expérimenter sous hypnose comment vous vous sentirez bien une fois libéré du tabac, combien il est agréable de retrouver votre souffle, de retrouver la santé, de vivre avec cette sensation de pureté, de fraîcheur, de liberté et de renouveau que procure une vie libérée de la cigarette. Cet exercice a pour but de renforcer votre motivation. Ensuite il ne vous restera plus qu’à marcher vers ce futur que vous venez de créer.

L’hypnose est très simple, sans effet secondaire. Mais bien entendu, il faut que vous preniez au sérieux votre décision d’arrêter.

Il faut compter en moyenne trois séances. Chaque séance dure 1h30.

À NOTER : Ces consultations ne sont pas des psychothérapies.
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Tarif séance d’hypnose

Une consultation dure environ 1h30 et se fait en principe aux deux semaines.
Lieux de consultation : Outremont (Montréal)
Tarif : 120 $ pour une consultation de 1h30

Dépendamment de l’objectif et de la nature du problème, il faut compter de une à dix séances.
Reçus pour assurances en naturopathie de l’Association nationale des naturopathes.
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hypnose arrêter de fumer
Pour toute information ou rendez-vous, veuillez remplir le formulaire de contact.
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hypnose et phobies

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Traitement des phobies par l’hypnose

 

Vous avez peur de prendre l’avion ?
Peur de prendre l’ascenseur ?
Peur des araignées ?
Peur des serpents ?
Peur de traverser les ponts ?
Peur des hauteurs ?
Peur d’attraper des microbes ?
Vous êtes claustrophobe ?
Vous êtes agoraphobe ?

Certaines phobies très invalidantes sont de l’ordre du trouble obsessionnel compulsif, c’est-à-dire que le but du comportement ou de l’acte mental répétitif  est de prévenir une situation que l’on redoute et/ou de réduire l’anxiété liée à l’obsession. Il y a des degrés de gravité dans les phobies. Elles peuvent être plus circonscrites et plus faciles à gérer  : par exemple si vous avez peur des serpents et que vous vivez dans une zone où il n’y a pas de serpent, votre phobie aura peu d’incidence sur votre qualité de vie. Il est également plus facile de se débarrasser de ces « petites » phobies.

Mais quelle que soit votre phobie, vous pouvez vous en débarrasser en quelques séances et  vivre comme tout le monde. Vous aurez l’occasion d’explorer votre peur et de retrouver son origine à travers des exercices sous hypnose appropriés au traitement des phobies. Vous apporterez des ressources à l’enfant intérieur qui a vécu le traumatisme pour l’aider à le surmonter. Vous apprendrez à réduire votre peur et à réécrire en quelque sorte votre histoire, à la suite de quoi vous cesserez de projeter cette peur invalidante du passé dans votre présent. Vous n’éprouverez alors plus que des sensations ordinaires comme une légère répulsion pour l’araignée ou un peu de claustrophobie dans l’avion.

À NOTER : Ces consultations ne sont pas des psychothérapies.
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Tarif séance « Phobie hypnose »

Une consultation dure environ 1h30 et se fait en principe aux deux semaines.
Lieux de consultation : Outremont (Montréal)
Tarif : 120 $ pour une consultation de 1h30

Dépendamment de l’objectif et de la nature du problème, il faut compter de une à dix séances.
Reçus pour assurances en naturopathie de l’Association nationale des naturopathes.
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phobie hypnose
Pour toute information ou rendez-vous, veuillez remplir le formulaire de contact.
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Danser pour guérir

Il lui a suffi de danser pour guérir

Frederico Bittidanser pour guérir est un journaliste italien atteint depuis 2007 de dystonie, une maladie qui affecte le système nerveux central. Cette maladie provoque des spasmes musculaires et des torsions involontaires et devient vite très invalidante dans les activités de la vie quotidienne. Considérée comme un « désordre neurologique du mouvement », elle n’affecte toutefois pas les capacités intellectuelles.

Les premiers symptômes de sa maladie sont apparus alors que Frederico Bitti dirigeait une entrevue pour son travail. Sa nuque tournait malgré lui du côté opposé à la personne qu’il interviewait, ce qui était vraiment gênant. Depuis ce jour, la maladie n’a cessé d’empirer et Frederico a essayé en vain toutes sortes de traitements. Ce qui fait qu’au bout de sept longues années de maladie, il était  psychologiquement dévasté.

En ultime recours, les médecins préconisaient une chirurgie du cerveau. Frederico décide alors de se rendre à Toronto pour consulter le Docteur Joaquin Farias, spécialiste de la dystonie qui traite les patients en rééduquant des muscles affectés plutôt qu’en prescrivant des médicaments.

Un jour, alors qu’il écoutait « Vogue » de Madonna dans son iPod, en revenant d’une consultation de chez le Dr Farias, Frederico prend soudain conscience que le fait de suivre la musique améliorait sa façon de marcher. De retour à son hôtel, il se filme en train de danser et montre la vidéo au Dr Farias qui comprend aussitôt que la danse était son traitement de prédilection. À partir de là, les progrès de Frederico sont fulgurants.

Cette histoire démontre que le corps a son intelligence et connaît le chemin de la guérison. Même si vous n’êtes pas malade, vous pouvez faire comme Frederico Bitti. Dansez librement et retrouvez un esprit enfantin. Bougez pour le plaisir de sentir circuler en vous l’énergie vitale. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de danser, il y a juste le plaisir et la nécessité d’exprimer nos tensions et nos émotions à travers le corps. Et ça fait du bien !

La vidéo est en anglais, mais le langage du corps est universel. Regardez Frederico danser à partir de 2 :50. Magnifique !

Le corps et ses représentations

Le corps dans le monde

En tant qu’anthropologue de la guérison, je m’intéresse à l’anthropologie du corps et plus spécifiquement aux représentations du corps dans les sociétés traditionnelles et dans la société occidentale moderne.

Le corps

L’individu en interrelation avec son environnement

Dans les sociétés traditionnelles, partout dans le monde et même en Europe avant la modernité, l’individu «personnellement moi je» (Le Breton 2011) n’existait pas. Les personnes s’inscrivaient dans un entrelacs de relations physiques, énergétiques, émotionnelles ou symboliques avec leurs semblables, avec la nature, avec le cosmos, avec l’invisible, etc. De même l’esprit, l’âme et le corps n’étaient pas dissociés. Il y a même des sociétés comme chez les Canaques en Nouvelle-Calédonie où avant l’arrivée des Blancs, la notion de corps n’existait même pas, on ne connaissait que la personne (Leenhardt 1971).

Le corps coupé du monde

Le corps dualiste de Descartes

Descartes

Avec la modernité, le corps a été séparé de l’esprit, les personnes ont été séparées les unes des autres et est apparu l’individu moderne tourné vers lui-même. C’est aussi avec la modernité que les parties du corps ont été séparées les unes des autres et toute la médecine moderne est fondée sur cette dynamique de séparation et d’atomisation d’un corps que l’on croit pouvoir démonter et remonter comme une machine (Descartes).

Le corps démantelé

Le corps étant séparé de l’esprit et fonctionnant comme une machine, on peut le découper et transplanter indifféremment les morceaux découpés d’un corps à l’autre. Les organes sont interchangeables comme des pièces de mécanique puisqu’ils ne portent pas en eux l’essence ou « l’âme » de la personne à qui ils appartiennent. C’est pourquoi on peut les remplacer indifféremment par des morceaux provenant d’autres corps humains ou par des machines.

Cependant on peut trouver sur Internet des témoignages de personnes qui ressentent en elles les émotions du donneur après une greffe d’organe, à l’instar de l’actrice Charlotte Valendray qui fit la une des médias français lors de la sortie de son livre De cœur inconnu. Ceci démontre que pour certains individus transplantés, l’organe n’est pas juste de la matière mais qu’il contient aussi l’essence de la personne ou « des éléments résiduels de vie » (Déchamp Leroux 1997).

La mort révisée

Cette vision dualiste qui sépare le corps de l’esprit a conduit l’Occident à réviser pour les besoins de la cause sa définition légale de la mort. Le concept de mort cérébrale pensé par un comité d’experts fut imposé en silence et sans débat public dans les années 1980 (Guillod et Dumoulin 1999). La population a accepté presque sans mot dire la mort cérébrale comme une mort définitive alors que par exemple au Japon, il existe une forte opposition à ce concept et la mort n’est effective que lorsque commence la putréfaction, ce qui rend impossible le prélèvement d’organes. Un corps-légume sous respirateur artificiel reste pour un Japonais un être humain : « C’est encore mon père et il est vivant.» (Hacking 2003/2004).

Ainsi en Occident depuis les années 1980, un individu est déclaré mort avant d’être tout à fait mort. La mort cérébrale autorise le prélèvement de ses organes avant que le dernier souffle de vie n’ait quitté son corps, car la transplantation exige qu’il reste encore un peu de vie à l’intérieur du morceau découpé.

Le processus de démantellement

corps vésale photothèqueDissocier l’âme du corps a été un long processus qui s’est déroulé en même temps que les pratiques anatomiques se sont imposées. Il aura fallu plusieurs siècles avant que le corps ne devienne entièrement chair. Il a tout d’abord fallu transgresser le tabou du sang et le tabou de la frontière de la peau. Organisées en catimini au XIIIe siècle, les premières séances d’anatomie avec des cadavres se sont transformées  au XVIIe en spectacles organisés dans les jardins du roi.

En quelques siècles le tabou a sauté. Au Moyen Âge les chirurgiens  subissaient l’opprobre sociale  pour exercer un métier en contact avec le sang, au même titre que les bourreaux, les bouchers et les barbiers, tandis qu’aujourd’hui le chirurgien jouit d’un très grand prestige.

Reconstruire les liens avec le monde pour guérir

Cependant les études anthropologiques sur le corps démontrent que les individus ont peu ou pas du tout intégré la représentation anatomique (Le Breton) bien que celle-ci soit enseignée à l’école. Les individus se construisent plutôt des représentations fort personnelles de leur corps, souvent inspirées des autres cultures ou faisant référence à des représentations antérieures à la rationalité et qui ont persisté dans les consciences populaires.

Dans notre monde globalisé, toutes sortes de représentations du corps circulent et beaucoup d’individus adhèrent à des représentations qui viennent d’ailleurs et qui conviennent mieux à la perception qu’ils ont d’eux-mêmes et de l’univers. Par exemple, certaines personnes vont adopter les représentations du yoga avec les chakras, ou la vision énergétique des Chinois avec les méridiens. Certains parlent de leur corps astral, du corps énergétique, de l’aura. Il y a des gens qui sortent de leur corps et voyagent dans d’autres dimensions, qui parlent avec morts, etc. Et il ne s’agit pas là d’un phénomène marginal.

Il est important lorsque l’on parle de guérison de réfléchir sur la perception et la représentation que l’individu a de son corps, et d’explorer les liens qu’il entretient avec lui-même, avec les autres, avec son environnement et avec le cosmos (l’univers, Dieu, etc.). Lorsque l’on s’intéresse à la dimension subjective de la maladie, on découvre bien souvent que la rupture ou la fragilisation d’un lien dans l’une ou plusieurs de ces dimensions est interprétée par la personne malade comme étant à l’origine de la maladie. L’interprétation de la guérison emprunte le même schéma et implique la restauration des liens qui se traduit en général par une transformation de la vie de la personne.

La maladie fait naître des questionnements sur le sens de la vie et de la mort et déclenche une crise existentielle qui touche l’entièreté de la vie de la personne malade. Cependant la biomédecine ne traite que le corps, voire seulement l’organe atteint, et apparaît donc comme une ressource incomplète. La personne malade va devoir aller chercher ailleurs les ressources nécessaires pour affronter cette crise en tant que personne et non en tant que corps. Elle va souvent chercher ces ressources dans des pratiques spirituelles ou dans une constellation de médecines alternatives. Sa quête de sens s’accompagne bien souvent d’un travail intérieur et de grandes remises en questions qui induisent de grandes transformations.

Références

Déchamp-Leroux Catherine, 1997, Débats autour de la transplantation d’organes, dans Sciences sociales et santé, volume 15, n°1, Les greffes d’organes : le don nécessaire : 99-127.

Descartes, René, 1970, Méditations métaphysiques, Paris, PUF.

Guillod, Olivier et Jean-François Dumoulin, 1999, Définition de la mort et prélèvements d’organes – Aspects constitutionnels, Institut de droit de la santé (IDS), Université de Neuchâtel, téléchargé à partir du site http://www.bag.admin.ch consulté le 17/08/2012.

Hacking, Ian, 2003/2004, Le corps et l’âme au début du XXIème siècle, Résumé de cours au Collège de France, Philosophie et histoire des concepts scientifiques, http://www.college-de-france.fr/site/historique/ian_hacking.htm consulté le 9 juillet 2012.

Le Breton, David, 2011, Anthropologie du corps et modernité, Paris, Quadrige/PUF, 6e édition.

Leenhardt, Maurice, 1971, Do Kamo. La personne et le mythe dans le monde mélanésien, Paris, Gallimard.

Guérison, symboles et transe

La guérison : point de vue d’une anthropologue

guérisonEn tant qu’anthropologue de la guérison, je me suis particulièrement intéressée à la dimension subjective de la maladie. La subjectivité, c’est  la façon unique que chacun a d’être au monde, de réagir aux symboles, d’interagir avec son environnement, de ressentir et d’exprimer ses émotions, etc. Le déclenchement des mécanismes de guérison est directement lié à la subjectivité d’un individu.

Il est intéressant de souligner que le monde biomédical élude la question de la guérison et laisse ce champ libre à la religion. La biomédecine s’intéresse davantage à la maladie et comment la combattre. Elle considère l’être humain comme le lieu de rencontre accidentel entre la maladie et le corps et transforme ce dernier en un champ de bataille. C’est véritablement  une guerre que livre la biomédecine à la maladie, une guerre qui s’exprime souvent dans un langage militaire, comme terrasser, vaincre, anéantir, lutter, etc. Ceux qui s’en sortent sont des survivants.

Pour des raisons principalement idéologiques, la biomédecine n’a que très peu étudié comment se déclenchent les mécanismes de guérison. Cette question demeure encore de nos jours un mystère. Toutefois les anthropologues ont acquis certaines connaissances sur le sujet en observant notamment les pratiques de guérison chez différents peuples à travers le monde.

Les anthropologues ont entre autres étudié l’impact du symbolique sur le biologique. Ils ont démontré qu’un acte symbolique a un impact sur le corps, et que cet impact est physiquement observable. Par exemple, si vous avalez un placebo, vous avalez un symbole de médicament et ce médicament symbolique fait réagir le corps et a le pouvoir d’amorcer la guérison. Le placebo est aujourd’hui chargé d’un tel pouvoir symbolique que même si vous l’avalez en sachant qu’il s’agit d’un placebo, il fera quand même de l’effet.

Les symboles n’agissent pas seulement sur notre corps, mais aussi dans toute notre vie, puisque notre vie et notre corps ne sont pas séparés. C’est pour cela que depuis la nuit les êtres humains  des temps manipulent les symboles. Les rituels de guérison sont basés sur ce principe. L’hypnose également. En manipulant les symboles alors que la personne est en état de transe, l’hypnothérapeute favorise l’activation  des mécanismes d’autoguérison.

Mon approche : hypnose & pnl

Définir l’objectif

Le changement ou l’état désiré va être formulé comme un objectif à atteindre. Je vous accompagne pour vous aider à définir cet objectif afin qu’il corresponde parfaitement à ce que vous recherchez. Il est indispensable de vérifier que vous vous sentez parfaitement à l’aise avec votre objectif et de prendre conscience de toutes les implications sur soi et son entourage induites par la réalisation de cet objectif.

Un bon objectif pnl doit préserver la personne et la faire avancer dans le sens de la construction et de l’épanouissement. Si certains changements peuvent bousculer et nous faire sortir de notre zone de confort, ils ne doivent en aucun cas avoir d’incidence négative sur notre vie ou notre environnement.

Il existe en pnl des techniques efficaces pour aider à formuler l’objectif. La formulation de l’objectif est une phase essentielle du processus de changement.

Trouver les ressources

Une fois l’objectif clairement formulé, j’oriente mon intervention sur la recherche des ressources nécessaires à sa réalisation. C’est en vous que vous allez puiser vos propres capacités à changer et à réaliser votre objectif. Je m’efface pour vous laisser trouver par vous-même vos solutions. Je ne suis pas là pour décider à la place du client ou lui dire quoi faire. Il n’y a pas de prise en charge des décisions.

Les ressources aident à vaincre les peurs, les résistances et les croyances limitantes ou erronées. Le travail pour aller chercher les ressources se fait à travers des entretiens, des exercices de pnl, l’hypnose et mes propres outils thérapeutiques inspirés de mes recherches sur la guérison dans le cadre de mon doctorat en anthropologie. Ces nouveaux outils vous aideront à accéder à vos ressources les plus profondes et à activer en vous les forces du renouveau.

Reprogrammer ses comportements

Si l’on ne peut changer le monde, on peut tout du moins se changer soi-même et ainsi changer notre rapport au monde, ce qui finalement change le rapport du monde à notre égard.

Mon travail consiste à démonter les comportements erronés en programmant de nouvelles connexions neurologiques qui créeront de nouveaux comportements adéquats et orientés vers la réalisation et le bonheur. Je vous accompagne pour déconstruire vos croyances limitante et aller à la découverte de vos ressources insoupçonnées, pour les optimiser, les renforcer et faire en sorte qu’elles soient accessibles à chaque fois que vous en aurez besoin et cela sans même y penser.

Retrouver son pouvoir

Au fur et à mesure que vous avancez vers votre objectif, vous vous apercevez que des changements profonds opèrent en vous. Vous retrouvez votre pouvoir. Vous gagnez en présence, en authenticité, en profondeur. Vous êtes plus spontané, plus joyeux. Les obsessions appartiennent à une autre vie.

La satisfaction d’avoir atteint votre objectif renforce l’estime de soi. Un sentiment de fierté s’installe. Vous sortez de l’échec ou de l’insatisfaction, vous trouvez votre vraie place en accord avec votre nature profonde et une nouvelle dynamique s’installe dans votre vie.

Un cheminement « hypnose et pnl » donne naissance à une nouvelle personne habitée par une vision plus large et plus sereine et capable d’aborder différemment les difficultés de l’existence. La personne a grandi. Son rapport au monde est plus fluide, plus facile, plus libre, plus évident.

Voir la sagesse comme boussole

Ma philosophie va dans le sens du développement positif. Il est important d’aider la personne à faire la différence entre les illusions qui conduisent à l’insatisfaction et les désirs légitimes et authentiques qui conduisent au bien-être. Vous apprendrez à mettre les valeurs dans le bon ordre, à changer votre regard sur les choses pour aborder la vie différemment.

Le bon sens et la sagesse sont mes guides. Aussi tout au long du processus, je veille à préserver le client et vérifie que les moments de turbulence lors de la sortie de la zone de confort ne s’éternisent pas. Je m’assure qu’ils sont aussitôt suivis aussi d’une amélioration observable.

Considérer l’importance de la dimension spirituelle

Notre dimension spirituelle oriente notre vie et définit nos valeurs. Elle représente ce que nous avons de plus élevé. Au cours mon cheminement personnel et de ma pratique professionnelle, j’ai été amenée à développer des outils qui aident à replacer l’être dans sa dimension spirituelle et cosmique. La vraie guérison passe par une reconnaissance et une réintégration de cette dimension. Nous détacher de cette dimension induit des effets néfastes comme la maladie et le manque. Renouer avec cette dimension apporte la santé et l’abondance

Lorsque la personne se replace dans quelque chose de plus grand qu’elle et renoue avec son origine cosmique, elle renoue en même temps avec le lien qui l’unit au reste de la création et il en résulte un plus grand équilibre et un regain d’énergie. Retrouver notre place dans l’univers nous permet de retrouver notre place dans notre quotidien et de nous fondre dans le flot de la vie.

Se connaître pour avancer

Il faut changer quelque chose à l’intérieur de soi si l’on veut réaliser un objectif que l’on n’a pas réussi à atteindre seul : des habitudes dont il faut se débarrasser, des résistances à surmonter, un pouvoir à retrouver.

Bien que l’objectif soit toujours présent durant mes interventions, ce qui importe, c’est le cheminement. Le travail en coaching est un voyage à l’intérieur de soi, une découverte et une réappropriation de nos pouvoirs.

Finalement l’objectif n’est plus qu’un prétexte pour changer et aller vers vous-même, dans le sens de l’ouverture et de l’épanouissement.

À NOTER : Les consultations en hypnothérapie ne sont pas des psychothérapies.
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Tarif 

Une consultation dure environ 1h30 et se fait en principe aux deux semaines.
Lieux de consultation : Outremont (Montréal)
Tarif : 120 $ pour une consultation de 1h30

Dépendamment de l’objectif et de la nature du problème, il faut compter de une à dix séances.
Reçus pour assurances en naturopathie de l’Association nationale des naturopathes.
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hypnose pnl montreal
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Essayer l’hypnose ?

De bonnes raisons d’essayer l’hypnose

Contrairement aux idées reçues, il n’y a rien de dangereux ni d’inquiétant à se faire hypnotiser. Bien au contraire, l’hypnose que je pratique apaise et aide à soulager l’anxiété. Elle permet d’aller chercher toutes sortes de ressources insoupçonnées qui sont en vous, de retrouver votre pouvoir d’action sur votre vie et d’explorer votre univers intérieur. Associée à la pnl, l’hypnose  est un outil extrêmement efficace qui permet de travailler toutes sortes d’objectifs d’ordre professionnel ou personnel.

L’hypnose que je pratique depuis une dizaine d’années est l’hypnose ericksonienne, mise au point dans les années 1950 par le célèbre psychiatre américain Milton Erickson qui a présumé que la personne a en elle toutes les ressources nécessaires pour trouver une solution à ses problèmes. Au fil des années, j’ai enrichi ma pratique de mes connaissances acquises en anthropologie sur la transe et  sur la guérison  .

L’hypnose induit un état de conscience modifiée qui favorise le lâcher-prise et la détente profonde. En vous laissant guider par ma voix, vous allez pouvoir solliciter votre inconscient afin d’induire de nouveaux comportements qui aideront à la réalisation de vos objectifs. Vous pouvez aussi grâce à l’hypnose activer les forces de guérison qui sommeillent en vous .

L’hypnose peut être utilisée pour arrêter de fumer, maigrir, se débarrasser de ses peurs ou de ses complexes, changer de comportement, rencontrer un conjoint, changer de métier, se préparer à un examen, etc. La transe hypnotique est une technique simple, naturelle, efficace, sans effet secondaire et aussi vieille que le monde.

À NOTER : Les consultations en hypnothérapie ne sont pas des psychothérapies.
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Tarif séance d’hypnothérapie Montréal

Une consultation dure environ 1h30 et se fait en principe aux deux semaines.
Lieux de consultation : Outremont (Montréal)
Tarif : 120 $ pour une consultation de 1h30

Dépendamment de l’objectif et de la nature du problème, il faut compter de une à dix séances.
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Faut-il croire à l’hypnose ?

L’hypnose, une histoire de charlatans ?

Je partage avec vous deux commentaires postés sur ma page Facebook qui m’ont donné envie de prendre ma plume  :  « Et il y a encore des gens qui se font avoir !  » et : « Moi je ne crois pas à l’hypnose ! « . Je remercie les personnes qui ont écrit ces commentaires car elles me donnent ainsi l’occasion de déconstruire certains préjugés à propos de l’hypnose.

Je suis toujours étonnée d’entendre une personne me dire qu’elle ne croit pas à l’hypnose, comme si c’était une question de croyance, comme si c’était la même chose que de croire en Dieu, à la magie ou aux esprits. On a l’impression à les entendre que ceux qui se laissent hypnotiser sont des êtres naïfs, faibles et un peu stupides puisqu’ils « se laissent avoir ». Bien entendu ces personnes n’ont jamais fait l’expérience de la transe et ne font qu’exprimer les préjugés qui ont cours dans la société à propos de l’hypnose.

hypnose

L’hypnose, une question de croyance ?

On en peut pas parler de l’hypnose en termes de croyance puisque l’hypnose se situe sur le registre de l’expérience. Elle induit un état de conscience modifiée qui s’expérimente à travers notre subjectivité, c’est-à-dire à travers notre façon d’être au monde qui est propre à chacun. Personne ne peut remettre en question ce que vous vivez quand vous êtes en état de transe. Cela vous appartient. Et si ce que vous avez vécu fait que vous revenez de la transe plus détendu, plus heureux ou en meilleure forme, cela non plus, personne ne peut vous l’enlever. Peut-on dire que celui qui arrête de fumer ou voit ses symptômes disparaître s’est fait avoir ?

L’état de transe est un état naturel que tout le monde peut en principe expérimenter. La transe a une origine neuropsychologique, et on entre en transe comme on dort, respire, digère, etc. Alors croyez-vous en la digestion ou au sommeil ?

Une internaute m’écrit : « je fais ça depuis longtemps sans savoir que c’est de l’hypnose« , ce qui démontre que l’état de transe est naturel, spontané puisqu’il est inscrit en nous. Moi-même j’ai vécu ma première transe vers l’âge de 12 ans en pleine nature sans comprendre ce qui m’arrivait. Et si j’ai trouvé cela fabuleux, je me suis en même temps demandé « Qu’est-ce qui m’arrive ? Suis-je normale ? » Parce que bien entendu, personne ne m’avait jamais parlé de ça.

La peur de l’hypnose

Et pourquoi jamais personne ne m’avait parlé de ça alors que c’est une fonction parfaitement naturelle ? Parce que dans notre monde régulé par la rationalité, la transe est considérée comme suspect et on l’associe à un passé obscure. Elle évoque la peur de l’irrationnel, la sorcellerie, le danger. Ceux qui la pratiquent auraient oublié de prendre le virage de la modernité et vivraient dans un univers archaïque fait de croyances révolues. 

La rationalité est au fondement des valeurs de la modernité. Beaucoup de personnes craignent d’être pointées du doigt quand elle se comportent de façon irrationnelle et s’auto-censurent. En voulant respecter les normes établies par la rationalité, elles se privent ainsi de la magie, de la créativité et de la poésie qui sont pour moi le nectar de la vie.

La rationalité sous-entend le contrôle de soi et dévalorise l’abandon et le lâcher-prise. Elle nie aussi l’existence de ce qui échappe à nos catégories et réduit le monde à des cages étroites qui nous coupent de l’essentiel. Ce qui fait qu’aujourd’hui, beaucoup de personnes ont honte de se laisser aller à la transe et n’ont plus accès à cette ressource essentielle tellement naturelle. Elles se retrouvent ainsi mutilées dans leur façon d’être. La honte ou la peur de se laisser aller est une des premières causes de résistance en thérapie.

La transe a accompagné l’humanité depuis la nuit des temps et sa fonction est des plus simples : le ressourcement. C’est pourquoi je considère qu’il est important de donner les moyens à chacun de retrouver en lui-même le chemin de la transe et de se réapproprier ainsi son véritable pouvoir.

À NOTER : Les consultations en hypnothérapie ne sont pas des psychothérapies.
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Tarif séance d’hypnothérapie Montréal

Une consultation dure environ 1h30 et se fait en principe aux deux semaines.
Lieux de consultation : Outremont (Montréal)
Tarif : 120 $ pour une consultation de 1h30

Dépendamment de l’objectif et de la nature du problème, il faut compter de une à dix séances.
Reçus pour assurances en naturopathie de l’Association nationale des naturopathes.
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